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Né en 1973 à Paris. Tour à tour ou en même temps enquêteur (ministère de l'Intérieur), auteur (roman policier, chanson), compositeur (membre de la SACEM), ou encore chanteur et comédien (théâtre, cinéma), producteur de spectacles et organisateur d'événements, chargé de communication politique et collaborateur d'élus, Yvan Lubraneski a adhéré au Parti Socialiste en 1992.
Motivé par le combat laïque et social, la recherche d'alternatives au néo-capitalisme, féru de culture et sensible aux technologies de la communication, on le compte parmi les "fidèles" de Benoît Hamon. Yvan Lubraneski est actuellement Conseiller Municipal à Marcoussis (91).
Mon engagement politique débute en 1990. Lycéen et alors âgé de 17 ans, je manifeste contre... Lionel Jospin alors Ministre de l’Education Nationale. Ma motivation et peut-être quelques facilités à m’exprimer font de moi un des leaders locaux du mouvement, qui durera plusieurs jours, jusqu’à l’abrogation de la réforme contestée.
Etudiant en Sciences Politiques à Lyon, je rejoins le Mouvement des Jeunes Socialistes puis le Parti Socialiste où je me retrouve proche de la sensibilité rocardienne, qui a notamment le mérite à l’époque de faire un bilan sans concessions du mitterrandisme, et d’être porteuse d’idées novatrices, comme le "partage du travail". Elu syndical (UNEF-id), je prends une part active à la vie étudiante. Elu Président du Club Forum Rhône (jeunes rocardiens) et succédant à Régis Juanico, j’intègre aussi le Bureau du MJS lyonnais et me rapproche de Benoît Hamon.
En 1993, je m’interroge sur la pertinence de mon engagement politique et j’abandonne ces mandats. Peut-être fus-je alors trop jeune mais déjà en même temps trop expérimenté pour croire à une amélioration des pratiques politiques, y compris dans notre parti... La force de mes idéaux et ma jeune impatience m'ont fait rompre. Cette rupture s’accompagne par ailleurs de ruptures professionnelles et personnelles. Je quitte le PS, tout en demeurant un sympathisant particulièrement attentif.
En 1999, je retrouve Didier Guillot, ancien camarade de cette époque lyonnaise, qui est alors secrétaire de section dans le 18ème, quartier que j’habite. Je donne un ou deux coups de main à Didier mais je reste à l’écart du parti.
Le 20 Avril 2002, j’ai un mauvais pressentiment et je persuade mes proches de voter Jospin dès le 1er tour des présidentielles. Au lendemain du 21 Avril, j’hésite à rejoindre le PS, mais, connaissant les rouages de cette vieille machine, je m’abstiens et choisis d’observer l’attitude de ses militants et de ses cadres depuis l'extérieur. Déception. Les leçons à tirer de ce séisme politique sont bien vite occultées par un appareil politique qui reprend son ronron habituel...
En 2005, je prends position pour le non au référendum sur le Traité pour une Constitution Européenne et suis convaincu qu’il va l’emporter, en dépit des médias, porte-paroles de la pensée dominante, qui hésitent à nous traiter d’idiots ou d’incultes au lieu de pointer du doigt le déficit démocratique et social de la construction européenne. Le résultat est sans appel, et, au-delà, le vote des électeurs, sympathisants et même et surtout des militants socialistes contredit le débat interne bâclé quelques mois auparavant.
Simultanément, au cours de ces années, je crois de plus en plus que la gauche française doit renouer avec ses racines idéologiques et proclamer une rupture avec les stratégies d’accompagnement du modèle libéral, stratégies que certains appellent social-démocratie, terme qu'ils accaparent volontiers. L’actualité nous donne raison dans la mesure où, en Europe, cette social-démocratie gouverne de plus en plus à droite, voire avec la droite, jetant les couches populaires dans les bras du nationalisme alors qu'elles ont besoin de la gauche. Il y a en effet une forte aspiration des peuples à l'émancipation sociale et à la reconnaissance du travail contre le capital, dans ces temps économiques où le libre-échange mondialisé fait la part belle au capital.
Je décide de reprendre ma part à cette réflexion et ce combat en retrouvant le grand parti de la gauche qui, lui aussi, doit se reconstruire. Je m'engage en Essonne, à Marcoussis et à Dourdan. Elu depuis Mars 2008 à Marcoussis, j'ai dans mes dossiers, notamment, la politique en faveur de nos aînés. J'apprécie la politique menée par Eric Cochard puis Olivier Thomas, particulièrement efficace dans les domaines de l'éducation, de la culture et du cadre de vie.
A Dourdan aussi, j'apprécie le bilan du 1/4 de siècle d'Yves Tavernier, mais les prétendants issus de sa majorité se divisent à l'heure de la relève et la campagne municipale de 2008 voit la victoire inattendue de ses opposants qui, aux affaires, cumulent depuis les erreurs, sèchent les investissements, favorisent la spéculation immobilière, au grand désespoir des dourdannais...
